L'armée
Si elle est institutionnalisé dans certaines monarchies
à travers le monde, ce n’est pas le cas au Tibesti, car
il n’y avait pas d’armée régulière.
En temps de guerre , surtout face à un ennemi extérieur,
tous les habitants prennent les armes, même les femmes, pour aller
combattre. Il existe un service d’ordre du Derde (Roi). Parfois
, le Derdé prenait aussi part aux combats, par exemple Derdé
Togoï ou Derdé Kosso.
A l’intérieur du Tibesti , il n’y a qu’une
seule ethnie dont la cohésion sociale est déjà
une garantie de paix. A l’extérieur, il n‘ y avait
aucune agression à craindre, surtout que la société
Teda est de nature une société guerrière (l’état
de guerre est pour les teda un contexte naturel ) dont les membres étaient
tous volontaires pour toutes missions d’où l’on risquait
de ne plus revenir, hantés qu’ils étaient par la
honte de mourir sans avoir jamais combattu un ennemi extérieur,
c’était pour eux-même et pour leurs famille , une
question d’honneur . Refuser d’aller au combat ou d’en
revenir avant les autres , était pour soi-même et pour
sa descendance une autre honte. C’est grâce à cet
esprit que les tedas ont survécu et ont farouchement sauvegardé
leur massif au milieu de cet océan de sable : le Sahara .
Les Turcs , présents à Fezzan depuis 1576,
cherchaient à s’y infiltrer à partir de Mourzouk(au
Fezzan ). Ils envoyèrent en 1880 un contingent de 700 soldats
munis d’arme à feu afin de s’emparer du Tibesti.
Ce contingent fut complètement anéanti à Aouzou,
de pour même l’armée française le 15/2/1914,
anéanti à Zouar .
Les armes des tedas
Il existe des armes blanches : poignards, lances ,couteaux de jet
, javelots ,des arcs, des armes à feu comme les mousquetons.
Pour se protéger contre les armes ennemis, on utilisait le bouclier
,appelé en langue Teda kihi, le casque métallique appelé
boucko, et des cottes de maille : douro